- Rémy Poignault, Président de la Société Internationale d’Etudes Yourcenariennes

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Monsieur Rémy Poignault est professeur à l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand.
Président de la Société Internationale d’Etudes Yourcenariennes, et auteur d’une thèse sur « L’Antiquité dans l’œuvre de Marguerite Yourcenar. Littérature, mythe et histoire » (Bruxelles, coll. Latomus, 1995), il est co-organisateur et éditeur scientifique de nombreux colloques sur l’œuvre de Marguerite Yourcenar, ou sur la présence de l’Antiquité à l’époque moderne et contemporaine.

Présent lors du récent colloque "Les miroirs de l’altérité chez Marguerite YOURCENAR" co-organisé par l’Ambassade de France à l’Université de Los Andes, ce grand spécialiste de l’académicienne française revient sur son séjour à Bogota et nous explique pourquoi l’auteur des célèbres "Mémoires d’Hadrien" peut susciter un réel intérêt en Colombie.

Pourquoi un colloque sur Marguerite Yourcenar en Colombie ?

R.P. : C’est le second colloque consacré à Marguerite Yourcenar à Bogota, le premier ayant eu lieu en 2001.
La tenue de ces colloques en Colombie est due à chaque fois au dynamisme de Vicente Torres,
professeur de langue et littérature françaises à l’Université de los Andes, membre du Bureau de la Société Internationale d’Etudes Yourcenariennes, dont il a créé une
antenne à Bogota.

Vicente Torres, auteur d’une thèse sur Marguerite Yourcenar, et passionné de son œuvre, a su, à chaque fois communiquer son enthousiasme et
trouver les appuis matériels pour mener à bien ces projets, grâce à l’Université de los Andes et à l’Ambassade de France.

Quels thèmes avez-vous traités ?

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R.P : Nous nous sommes intéressés plus particulièrement au cours de ce colloque à la construction de l’identité au miroir d’autrui ; ainsi on a traité le rapport de l’auteur et de
ses personnages, de l’auteur et de sa correspondance, de l’auteur et des historiens de l’Antiquité à propos de Mémoires d’Hadrien, de la manière dont les personnages
de Marguerite Yourcenar se définissent par rapport aux autres personnages, mais aussi du réseau familial reconstitué dans les écrits à caractère autobiographiques de
Marguerite Yourcenar dans Le labyrinthe du monde.

Quel impact peut avoir son oeuvre en Colombie ?

R.P : L’œuvre de Marguerite Yourcenar étant celle d’un écrivain très soucieux de son style et de l’adaptation de celui-ci à son sujet est d’une extraordinaire diversité stylistique
et constitue un merveilleux exemple des ressources de la langue française.

En outre, cette œuvre, qui est une interrogation continue sur la construction de l’identité personnelle, sur la place de l’homme dans l’univers, son impact sur la nature, sur
les grandes questions métaphysiques, qui est attentive à des cultures très variées et est une aspiration à l’universel peut susciter un intérêt en Colombie, comme dans le
reste du monde.

Que pensez-vous de la traduction des Mémoires d’Hadrien par Julio Cortazar ?

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R.P : Malheureusement mes connaissances en espagnol ne me permettent pas d’émettre un avis personnel bien étayé. Mais je peux faire confiance à des spécialistes de
l’œuvre de Marguerite Yourcenar hispanophones qui soulignent la qualité exceptionnelle de cette traduction d’un très grand écrivain par un très grand écrivain.

Quelle image garderez-vous de la Colombie ?

R.P : Je ne peux parler que de Bogota, ne connaissant de la Colombie que Bogota. J’en garderai l’image d’une capitale très contrastée.

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Experts internationaux de l’œuvre de Marguerite Yourcenar - Résidence de France - 10 mars 2011


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Retrouvez :

- Notre article sur le Colloque "Les miroirs de l’altérité chez Marguerite Yourcenar"

- Site de la Société internationale d’études yourcenariennes (SIEY)

- Site de la Société Colombienne d’études yourcenariennes (SCEY)

Propos recueillis par Adrien Majourel (adrien.majourel@diplomatie.gouv.fr)

publié le 24/03/2011

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