Protection des espèces animales et végétales

De vos voyages à l’étranger, vous serez peut-être tenté de rapporter un collier en ivoire, une carapace de tortue, des orchidées sauvages, des coraux, voire un perroquet vivant.
Mais, mesurez-vous les conséquences de ce geste sur l’écosystème ?
Or, touristes et collectionneurs participent de la sorte à l’appauvrissement du milieu naturel, en prenant, de plus, le risque de véhiculer les maladies dangereuses pour l’homme et les animaux domestiques.
Pour éviter que certaines espèces de la faune et de la flore sauvages ne disparaissent de la planète, la communauté internationale s’est mobilisée et a adopté la convention de Washington.

La convention de Washington, ratifiée en 1978 par la France et en vigueur dans plus de 150 pays, dite également convention CITES (Convention on International Trade in Endangered Species of wild fauna and flora, convention sur le commerce international des espèces de la faune et de la flore sauvages menacées d’extinction), impose des restrictions au commerce international des espèces animales et végétales.
Ces espèces animales et végétales sauvages sont classées en trois annexes, en fonction de la gravité des menaces d’extinction pesant sur elles.
Les dispositions de ces trois annexes s’appliquent aux espèces de la faune ou de la flore vivantes ou mortes, ainsi qu’aux parties ou produits issus de ces espèces : plumes, coquillages, fourrures, peaux, ivoire, animaux naturalisés, fleurs séchées, boutures, etc.

L’annexe I énumère les espèces menacées d’extinction immédiate. Le commerce international en est totalement interdit.
Quelques espèces inscrites à l’annexe I :

- les singes anthropoïdes (gorille, chimpanzé, etc.) et certains singes d’Amérique du Sud,
- les lémuriens,
- le panda,
- les éléphants,
- les rhinocéros,
- les grands félins (guépard, léopard, tigre, etc.),
- les tortues marines, certains crocodiles et lézards,
- les salamandres géantes,
- la plupart des cétacés (dauphin, baleine, etc.),
- la plupart des rapaces, grues, faisans et perroquets,
- certains coquillages,
- la plupart des cactus et certaines orchidées, etc..
L’annexe II répertorie les espèces qui risquent l’extinction à court terme. Afin d’éviter une exploitation menaçant leur survie, le commerce international de ces espèces est très strictement réglementé. Il est soumis à l’obtention de permis ou autorisations.

- Quelques espèces inscrites à l’annexe II :tous les singes *,
- tous les félins *,
- toutes les loutres *,
- les pécaris, certaines antilopes,
- tous les crocodiles *,
- tous les varans *,
- les tortues de terre et de rivière,
- tous les boïdés (boa, python, etc.)*,
- tous les cétacés *,
- tous les perroquets *,
- tous les rapaces diurnes et nocturnes*,
- tous les colibris *,
- les flamants,
- la sangsue médicinale,
- tous les coraux noirs,
- toutes les orchidées, sauf celles de la première catégorie*,
- tous les cactus*, etc.

* Sauf les espèces déjà inscrites à l’annexe I.

L’annexe III décrit les espèces déclarées en danger sur le territoire d’un ou de plusieurs pays, et pour lesquelles des mesures de sauvegarde particulières, ayant pour but d’empêcher ou de restreindre leur exploitation, s’imposent (ainsi, le morse au Canada ou la gazelle de Cuvier en Tunisie).

publié le 16/02/2017

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