La France en Colombie Ambassade de France à Bogota
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Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

Je souhaite vous faire part de quelques éléments d’information à propos de la disponibilité de la France à accueillir l’ancien membre des FARC ayant permis la libération du parlementaire colombien otage des FARC depuis plus de huit ans.

A l’issue de la libération d’Ingrid Betancourt et des quatorze autres otages également libérés avec elle, la France avait dit - par la voix du président de la République, du Premier ministre, de Bernard Kouchner - que nous continuerions à être attentifs à la situation des autres otages et que, parmi les initiatives que nous proposions pour faciliter la libération d’autres otages, nous étions disposés à accueillir sur le territoire français d’anciens membres des FARC.

Certains pensaient qu’une fois Ingrid Betancourt libérée nous ne maintiendrions pas notre engagement. Nous prouvons aujourd’hui le contraire en rappelant que nous sommes prêts à accueillir cet ancien membre des FARC. Je vous rappelle qu’il y a deux conditions à cette offre. La première est que les autorités colombiennes en fassent la demande. C’est le cas puisque le président Uribe lui-même en a fait état. Deuxièmement, il faut que cela soit compatible avec le statut judiciaire de l’intéressé. De ce point de vue, nous attendons d’avoir les éléments juridiques des autorités colombiennes. Il y a en Colombie un dispositif légal concernant la démobilisation des combattants.

Nous allons travailler sur les modalités concrètes de cet accueil. Il peut y avoir plusieurs options.

(Le président Uribe avait parlé non seulement du guérillero mais aussi de la venue de son amie en France. Est-ce que cela est également envisagé par la France ?)

Nous allons étudier les modalités de cet accueil et examiner les éventuelles demandes qui seront formulées notamment le souhait d’être accompagné par un ou plusieurs proches.

(Quel sera son statut ?)

Nous avons d’abord besoin de recevoir les éléments nous permettant de vérifier que la deuxième condition est bien remplie, c’est-à-dire la situation judiciaire de l’intéressé. Ensuite nous verrons quelle est la nature exacte de la demande, si elle ne concerne que lui ou également son entourage proche. Nous étudierons alors le statut dont il pourra bénéficier. Il pourrait y avoir une instruction du droit d’asile ou d’autres dispositions de droit au séjour. C’est encore un peu tôt mais nous trouverons la procédure la plus adaptée à ce cas particulier.

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