Célébration de la Journée Internationale des Peuples Autochtones en Colombie

La journée internationale des Peuples Autochtones

En commémoration de la Journée Internationale des Peuples Autochtones (le 9 août), le Secrétaire Général des Nations-Unies, Ban Ki-Moon a demandé à la communauté internationale de s’unir à « la promotion et la protection des droits des autochtones, essentiels pour notre futur commun » [1]

PNGL’année 2014 marque la fin de la seconde Décennie Internationale consacrée aux populations autochtones. Cette année rappelle toute l’importance de l’application des droits des peuples autochtones à travers la mise en place de politiques publiques favorisant la reconnaissance, la participation et l’intégration des communautés tant au niveau national qu’international.

La première Conférence Mondiale des Populations Autochtones aura lieu à New York, les 22 et 23 septembre 2014.

La situation en Colombie

La Constitution colombienne de 1991 admet que la Colombie est un pays pluriculturel et divers. En 2010, lors de son premier mandat, le président Juan Manuel Santos a lancé le « Programme présidentiel pour la formulation de stratégies et actions pour le développement intégral des Populations Autochtones de Colombie » [2]

A l’aune de son second mandat, le 9 août 2014, le chef de l’Etat colombien a réitéré officiellement « l’engagement de son gouvernement en faveur de politiques publiques responsables dédiées aux peuples autochtones et respectueuses des modes de vie traditionnels de ces communautés » [3]

L’Organisation Nationale des Peuples Autochtones de Colombie (ONIC), dénombre 102 communautés autochtones colombiennes, concentrées principalement dans les départements de La Guajira, Meta, Vichada, Casanare, Amazonas, Magdalena, Guaviare, Valle et Cauca.

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Malgré des avancées juridiques significatives, Gabriel Muyuy Jacanamejoy, directeur du Programme Présidentiel pour le Développement Intégral des Populations Autochtones de Colombie et Juvenal Arrieta, Secrétaire général de l’ONIC, militent conjointement en faveur de changements structurels profonds pour le renforcement de la protection juridique des territoires autochtones (notamment l’obligation de consultations préalables aux exploitations minières transnationales).

En effet, parallèlement aux problèmes persistants de respect des Droits de l’Homme, de contrôle territorial (exploitations minières notamment) et de souveraineté alimentaire, les communautés autochtones ont subi le conflit armé pendant plus d’un demi-siècle : déplacements forcés (« 28% des communautés déplacées » [4] ), assassinats, violences sexuelles à l’encontre des femmes, recrutements par les groupes armés illégaux ou encore mines antipersonnel. De son côté, le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies dénombre près de 500 autochtones expulsés dans la région du Chocó (nord-ouest de la Colombie) entre juin et août 2014 [5] en raison des affrontements entre l’ELN et les Groupes d’Autodéfense Gaitanista de Colombie (Bacrims).

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Mobilisation en faveur des peuples autochtones

©Foto Fernando Cano Busquets

Fernando Cano Busquets, photographe colombien reconnu, présente actuellement son nouveau projet intitulé « Colombia soy yo » (la Colombie c’est moi) et présente une série de clichés dédiée aux « colombiens du commun, les anonymes qui construisent le pays ». Différentes communautés autochtones y sont représentées, notamment les Koguis, les Wayuus ou encore les Arhuacos [6] . Cette exposition est ouverte au public jusqu’au 14 septembre 2014 au Musée d’Art Moderne de Bogota [7].

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publié le 13/08/2014

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